STADE DES CARMES
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Février 1999, Stade des Carmes :
En liminaire je précise que cet article est un extrait d'un autre de mes articles consacré à l'analyse de certaines parties de football s'étant déroulé au Carmes, pour le voir dans son
intégalité cliqué ICI.
Je le réintègre dans cette catégorie car il ne constitue pas seulement un objet d'étude mais aussi tout simplement... un match de légende.
Equipe 1 : Eric, Fabien, Edwin, Raphaël C
Equipe 2 : Jonathan L, Romain P, Yvan G, Sébastien G
Score final 6 à 4 pour nous.
Pour beaucoup de personnes cette partie est (avec une victoire remportée 10 à 0 sur une autre équipe composée principalement de joueurs de club) le plus grand match du 20ème siècle s’étant déroulé au Carmes.
Elle nous opposait à des gars qui jouaient en club, et qui plus est dans la même équipe, sauf pour Sébastien G, mais ils ne l’ont placé qu’en Goal.
Sur bien des égards elle présente donc un intérêt épistémologique exceptionnel : les conditions de réflexion et d’analyse étant quasiment pures, de par l’homogénéité du cursus footballistique respectifs des joueurs présents dans chacune des équipes.
Ainsi : on a une équipe composée exclusivement de joueurs de champs évoluant en club, face à une équipe ne comprenant que des joueurs n’évoluant que sur terrain en dur (je m’inclus dans cette catégorie car bien qu’ayant joué en club, cela ne change pas le fait que je me considère comme un spécialiste exclusif du foot sur playground).
Pourtant, au final le score de 6 à 4, qui peut sembler serré, est sans appel pour les licenciés (les joueurs de club), notamment sur le plan de la qualité du jeu déployé et ce aussi bien individuellement que collectivement.
Nous les avons dominés dans tous ces compartiments, alors que nous ne possédions ni leur technique ni leur endurance. Sur le plan collectif, je dirais que nous étions à égalité, à cette époque avec Edwin et Fabien on jouait ensemble régulièrement et s’était développé une complicité (en attaque notamment) phénoménale.
Dès la première action nous avons compris qu’on gagnerait facilement : je remonte la balle à la suite d’un corner que nous avions concédé, là tour à tour Joe puis Romain au lieu de monter sur moi ont repiqué directement dans l’axe me laissant le couloir droit totalement libre. Chose que je n’avais jamais vu auparavant, j’ai donc pu accélérer, déborder et au final faire une passe décisive pour Edwin. Aussi simple que ça.
Publié Octobre 2007
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