STADE DES CARMES
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Eric/Simon : une rivalité sublimée
Un soir au cours de l’été 2005 (fin juin) je débarque au Carmes. Pas pour jouer (mon dos en bouillie s’était rappelé à mon bon souvenir la semaine précédente) mais pour mater car je savais que pas mal de joueurs squattaient le terrain en soirée.
Ce jour-là je n’en connaissais pas beaucoup : il y avait Fabien, quelques licenciés et un mec dont j’avais déjà entendu parler et que je voyais jouer pour la première fois.
Ce type était au-dessus du lot : une protection de balle de fou, une force de frappe du gauche hors norme, une capacité à tirer dans toutes les positions remarquables et des extérieurs du gauche à tomber par terre.
Clairement il s’imposait de suite comme l’un des tous meilleurs joueurs à avoir foulé le terrain des Carmes.
J’avais aussi rapidement remarqué qu’il se démarquait des autres par une propension assez impressionnante à « l’ouvrir » pour un oui ou pour un non.
De la grande gueule d’exception.
« Pas mal ton maillot, ils font le même pour homme »
Je ne le savais pas encore mais je venais de rencontrer celui qui allait devenir mon adversaire privilégié, mon ennemi public numéro un, celui dont la seule présence sur le terrain des Carmes aurait pu me faire traverser la France entière pour le défier.
J’ai toujours pris plaisir aux luttes fratricides que j’ai livrées à Fabien, Edwin et Jean-Christophe mais avec Simon c’était différent.
Ce n’était pas une question de suprématie footballistique (il avait plus de talent dans son petit orteil droit que moi dans mes deux jambes) mais simplement une question de morale.
Je fais partie des rares joueurs qu’il respecte, mais ce respect je l’ai gagné au fil des duels que je lui ai livré et des matchs où je l’ai battu.
Il ne l’a jamais « ouverte » sur moi directement (ou vraiment d’une manière humoristique) mais avec ses coéquipiers comme ses adversaires il pouvait se montrer détestable d’exigence, de critique et de mauvaise foi.
« Moi de toute façon, maintenant, j’arrête de faire dans le social ! »
Au cours de l’été 2005, c’est donc propagé la rumeur qu’un nouveau joueur avait débarqué au Carmes avec un talent proportionnel à sa « grande gueule ».
Je dois avouer que je faisais partie de ceux qui avait propagé cet écho, pas pour lui « tailler un costard » mais pour prévenir les plus susceptibles ou les plus influençables de ce qui les attendait sur le terrain des Carmes.
Greg et Benoit S ont été les deux premiers à s’en rendre compte par eux même. Ils ont été pendant l’été 2005 ses deux principaux souffre-douleurs.
Toutes les limites qu’on se fixe lorsqu’on joue en équipe, lui, il les a allègrement pulvérisées.
Odieux n’est même pas le mot, cruel se rapprocherait plus de la réalité. Faut reconnaître, qu’en plus d’avoir un gros talent pour le foot, il sait appuyer là où ca fait mal et ne pardonne rien.
Durant cet été 2005, son comportement a été complètement contre-productif :
- Il s’était aliéné la plupart des tauliers et je lui livrais une guerre (plus que limite) dès que nous nous affrontions.
- Il prenait beaucoup de coups, ses coéquipiers étaient crispés, tétanisés par la peur de « mal faire » et ses adversaires déchaînés à l’idée de le battre.
Plus tard j’ai reparlé de l’été 2005 à Greg et il m’a confié qu’il ne m’avait pas cru au départ lorsque je lui avais dressé le portrait de Simon, mais qu’au final il estimait que j’étais même en dessous de la réalité.
"Scène vue, Simon lors d’un match de foot en club.
Une ballon aérien trop court pour qu’il arrive jusqu’à lui, un de ses adversaires, devant lui saute pour récupérer la balle, Simon : « laisse », le mec tout en sautant baisse la tête et fait une contorsion pas possible pour laisser passer la balle. Simon la récupère tranquillement et balance un petit « merci » à son adversaire. Bilan : des tribunes écroulées de rire pendant 10 minutes et un arbitre qui lui file un carton jaune pour comportement antisportif… Mon plus beau souvenir de match de foot de clubs."
Tous ces ingrédients (talent, mauvaise foi, grande gueule,…) le démarquait complètement de tous les autres joueurs. En plus, il était charismatique et sur un terrain on ne voyait et on entendait que lui.
La suite dans deux jours...
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Je me rapelle du "je ne fais plu dans le social !" tout le monde lui disait de ravaler sa fiertée et d'échanger un joueur contre un des notres mais rien a faire encore plus borné et fier que notre Eric
Yep, le match dont tu fais allusion remonte au 13 août 2007 (un été magique).
Il avait une équipe de dingue avec Xavier, Greg,... Et à la fin par dépit et mauvaise foi il avait balancé qu'il ne ferait plus dans le social en prenant des "handicapés moteurs".
Néanmoins, ses stats sont là et il est l'un de ceux qui a le meilleur ratio de victoires au Carmes.
Pour celui qui est en tête je te laisse deviner, peut être borné mais efficace
http://stade.des.carmes.over-blog.com/article-27383746.html
Non sérieusement je suis la preuve que même un jouer aussi fabuleux que moi ne peut gagner un match a lui tout seul
Mouahhh!!!
Je me disais aussi quand je te voyais arriver avec tes patchs à l'effigie de l'abbé Pierre qu'il y avait une fibre sociale excacerbée derrière tout ça.
Mais j'aurais plutôt dit que c'était parce que tu jouais une fois sur deux avec moi.
Dans la suite de cet article je met une autre citation de Simon concernant un joueur des Carmes, j'ai même laissé un indice à la fin pour savoir de qui Simon parle... Sauras tu deviner?
ça sent vraiment le duel personnel, âpre, hors normes, hors de toute rationalité
un ennemi quoi
Arkham n'a pas internet pour le moment donc je répondrais a sa place.
En effet Arkham se lance reguliérements des défis qui tourne a la rivalitée comme sur un match de la semaine apres que p'tit Flo l'ais passé deux fois d'affilé, Arkham a "dégoupillé" et le lachait plu mais avec Simon c'était different car ce dernier le chambrait même en dehors du terrain...je penses que ca n'a pas arrangé la chose entre eux
Bonjour Samom,
tu as raison ce duel s'écartait de toute logique, il était bien plus talentueux que moi et finissait souvent par faire la différence face à moi. Mais en meme temps il prenait un malin plaisir à provoquer et à se montrer outrancier vis à vis de certains joueurs.
Avec Simon on se chambrait mutuellement mais avec un respect réciproque, alors qu'avec d'autres joueurs il était vraiment dur et agressif dans ses propos.
Mais quel pied c'était de l'affronter!!!
c'est très émable
ps : j'ai vu qu'il y a la suite mais là il est tard et je me réserve ce moment pour après
déjà que cette première parti était passionnante alors j'ai hâte
ps : arkham : pour répondre à ta question : pas romancé du tout ------> en anglais mais facile à lire : http://en.wikipedia.org/wiki/Charles_Bronson_(prisoner)
plus l'ami