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12 mai 2007 6 12 /05 /mai /2007 10:39

 

 

Première partie : Foot de rue/ Foot de club ->

 

La flexibilité et le libre-arbitre comme arme :

 

Février 1999, Stade des Carmes :

 

- Equipe 1 : Eric, Fabien, Edwin, Raphaël C

 

- Equipe 2 : Jonathan L, Romain P, Yvan G, Sébastien G

 

Score final 6 à 4 pour nous.

 

Pour beaucoup de personnes cette partie est (avec une victoire remportée 10 à 0 sur une autre équipe composée principalement de joueurs de club) le plus grand match du 20ème siècle s’étant déroulé au Carmes.

 

Elle nous opposait à des gars qui jouaient en club, et qui plus est dans la même équipe, sauf pour Sébastien G, mais ils ne l’ont placé qu’en Goal. 

 

Sur bien des égards elle présente donc un intérêt épistémologique exceptionnel : les conditions de réflexion et d’analyse étant quasiment pures, de par l’homogénéité du cursus footballistique respectifs des joueurs présents dans chacune des équipes.

 

Ainsi : on a une équipe composée exclusivement de joueurs de champ évoluant en club, face à une équipe ne comprenant que des joueurs n’évoluant que sur terrain en dur (je m’inclus dans cette catégorie car bien qu’ayant  joué en club, cela ne change pas le fait que je me considère comme un spécialiste exclusif du foot sur playground).

 

Pourtant, au final le score de 6 à 4, qui peut sembler serrer, est sans appel pour les licenciés (les joueurs de club), notamment sur le plan de la qualité du jeu déployé et ce aussi bien individuellement que collectivement.

Nous les avons dominés dans tous ces compartiments, alors que nous ne possédions ni leur technique ni leur endurance. Sur le plan collectif, je dirais que nous étions à égalité, à cette époque avec Edwin et Fabien on jouait ensemble régulièrement et s’était développé une complicité (en attaque notamment) phénoménale.

 

Dès la première action nous avons compris qu’on gagnerait facilement : je remonte la balle à la suite d’un corner que nous avions concédé, là tour à tour Joe puis Romain au lieu de monter sur moi ont repiqué directement dans l’axe me laissant le couloir droit totalement libre. Chose que je n’avais jamais vu auparavant, j’ai donc pu accélérer, déborder et au final faire une passe décisive pour Edwin. Aussi simple que ça.

 

Explication : en club on développe une pédagogie ayant pour substrat :

- l’intériorisation par les licenciés d'un respect quasi-mystique vis à vis des systèmes de jeux (processus d'axiomatisation du discours "hiérarchique").

- la mécanisation et l’automatisation totale de leurs moindres faits et gestes techniques, le tout aligné sur une distribution statique des rôles et des missions (processus de réification des joueurs).

Ce n’est rien de moins que du conditionnement Pavlovien, nourris au Behaviorisme Watsonien : toute idée de libre arbitre est donc aboli dès le départ, les joueurs sont programmés pour répéter automatiquement des schémas de jeu (offensifs comme défensifs) préétablis en laissant de côté tout instinct et tout bon sens.

 

On abouti à des robots, certes techniquement très fort du fait de cette récursivité de tout leurs mouvements imposées au cours des entraînements. Mais dépourvus de toute faculté d’adaptation, lorsque le jeu développé en face d’eux ne correspond pas à une situation analysable selon une grille de lecture inculquée par leurs pédagogues. Eclatant effet pervers de toute tentative de normalisation  (dans son acception coercitive) des comportements.

 

Ainsi, ils reproduisent mécaniquement sur un terrain aux dimensions modestes tout ces schémas de jeux intériorisés, qui  étant pris dans une dynamique axiomatique, les font apparaître à leurs yeux comme des paradigmes indépassables s’imposant avec la force de l’évidence et ce en toute circonstance. Leur aliénation est tellement prononcée qu’ils oublient tout simplement d’ouvrir les yeux pour constater que les modèles de jeu et la grille d’analyse , sur lesquels ils s’appuient, sont rendu obsolètes par les dimensions réduites de ce stade.

 

A l’inverse, nous nous sommes adaptés immédiatement à leur style de jeu, et avons su observer rapidement les failles béantes laissés par leur système de couverture défensive, basée uniquement sur un marquage de zone et la volonté d’être en permanence en surnombre dans l’axe du terrain et dans leur surface. A 11 sur un terrain de foot standard tu peux appliquer ce genre de schéma,  pas à 4 sur un terrain de handball, la concentration de joueurs est bien trop faible et les espaces trop importants.

 

Cette capacité d’adaptation instantanée est la simple conséquence de l’hétérogénéité des adversaires que nous rencontrions tous les jours. Celle-ci nous obligé sans cesse à revoir tous nos systèmes offensifs comme défensifs et dès fois plusieurs fois par match. Avant de jouer face à eux nous avions affronté des dizaines de licenciés, mais eux c’était la première fois qu’ils affrontaient dès joueurs de rue, or comme on leur apprend (depuis leur plus jeune âge) qu’en dehors des schémas appris en club : pas de salut, leur copier/coller c’est traduit par une fessée légendaire.

 

Alors qu’au contraire si au long de leur formation on leur avait appris à pensée par eux-mêmes et à savoir sortir du confort moral mais lénifiant des paradigmes inculqués, ils auraient probablement gagné ou du moins fais jeu égal.

 

Synthèse : nous ne pouvions pas perdre ce match, dès qu’ils ont mis les pieds sur le terrain avec leurs schémas de jeu totalement inefficaces, ils étaient condamnés à la déroute qu’ils ont subie. Encore une fois, notre faculté d'adaptation, notre audace et une certaine capacité d'improvisation, nous ont conduit vers la victoire. Pendant qu’en face, on avait des gars qui donnaient l’impression d’être les scories d’une matrice devenue folle, car s’entêtant à reproduire à l’identique des systèmes qui l’a condamné à sa propre destruction.

 

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commentaires

Eric 05/01/2007 22:02

dites moi si le style vous plait, j'ai fait un truc pointu dans l'idée d'en faire l'image de marque de notre blog, par la suite si ca vous convient je les effacerai pour les placer dans un ordre de vision plus claire: en haut de la main courante: texte de présentation de la catégorie, puis première partie...

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