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6 mai 2007 7 06 /05 /mai /2007 23:33

 

Troisième partie : Réflexion prospective sur le foot de playground ->

 

L’agressivité et le pressing tout terrain: la guerre totale et radicale

 


Septembre 1999, Stade des Carmes :

 


- Equipe 1 : Sébastien G, Eric, Edwin, Fabien

 


- Equipe 2 : Julien L et trois de ces potes

 


Score final : 10 à 0 pour nous

 


Après avoir analysé, le jeu passé et actuel pratiqué, au carmes, à travers ses caractères prédominants. Nous allons (comme il était signalé dans l’introduction) nous attaquer aux perspectives d’évolution du jeu et à la possibilité d'en améliorer l’aspect tactique et technique.

 


Pour cela j’ai choisi un match symptomatique du problème rencontré par les licenciés lorsqu’ils nous affrontent, mais qui est aussi d’un point de vue conjectural un support précieux, car permettant de comprendre et d’anticiper les prochaines évolutions du foot sur terrain dur.

 


Ce match est à jamais marqué dans ma mémoire : un moment d’un combat, d’une violence footballistique rare, comme probablement le stade n’en avait jamais connu jusque là ! Le premier quart d’heure fût d’un niveau d’intensité physique inouïe, encore aujourd’hui, près de 8 ans après je n’ai pas refais un match d’une telle fureur, d’une telle rage. Seuls ceux qui ont vu le combat Takayama/Don Frye (pride 21), peuvent avoir une idée de ce que fût le début de ce match, car pour ainsi dire c’est son équivalent footballistique.

 


Cette équipe était amenée par Julien L, joueur de club (au demeurant très doué) avec pour l’épauler deux autres joueurs de club, ainsi qu’un non-licencié qui présentait la particularité d’être le champion local et régional de demi-fond.


Une équipe à la fois technique et physique, avec à sa tête, donc, ce Julien qui venait à l’époque régulièrement au Stade. Et qui surtout commençait à connaître nos systèmes de jeux, puisqu’il avait déjà subi plusieurs défaites, avec d’autres équipiers, face à nous.

 


Du genre brillant, il comprit vite comment nous poser des problèmes. Sa réflexion était simple : s’ils n’ont pas la balle, ils ne peuvent pas être dangereux. A la base, son idée était qu’en nous sevrant de ballon et en nous obligeant à courir après lui, il n’aurait qu’à attendre qu’on s’écroule physiquement pour nous achever.


A côté de cela, il avait mis au point une tactique, quasi-inexistante en club, lorsqu'on avait le ballon : pressing tout-terrain et agressif. L’idée était simple si par malheur ils perdaient la balle, ils devaient se ruer sur nous et nous couper toute possibilité de contre-attaque, et toute possibilité de sortir proprement le ballon de notre camp et ce quelque soit l'endroit du terrain où nous nous trouvions.

 


Pendant le premier quart d’heure ce plan fût appliqué à la lettre, avec une conviction et une rage incroyable. Je l’ai déjà dit dans l’article précédent, on a l’habitude des départs tonitruants des équipes étrangères, mais là c’était l’étage supérieur!!! C’est simple pendant ce quart d’heure nous ne sommes pas sortis de notre camp, balle au pied, une seule fois !!!!!!!! Sur chaque touche ils nous faisaient la guerre, sur chaque ballon que nous touchions nous en avions deux sur le dos… Le harcèlement était permanent et lorsqu’ils avaient la balle ils nous faisaient courir d’un bout à l’autre du terrain. C’était réellement démoralisant et plusieurs fois nous nous sommes regardé Edwin, Fabien et moi et je peux vous affirmer que nos yeux exprimaient un désarroi monumental.

 


Mais nous nous sommes accrochés, on a accepté leur défi physique et nous aussi on a augmenté notre intensité et notre combativité pour arriver à leur hauteur, tout en décidant de jouer sur nos atouts : la vitesse et la qualité de nos passes en profondeur. On a réussi à tenir en défense sans prendre de but, et sur leur première erreur de placement j’ai accéléré, j'en ai déposé deux sur la route et lancé en profondeur Edwin qui a exécuté le goal adverse.

 


A partir de là il n’y eu plus de match. Julien voyant son plan contré, subi un profond coup au moral, et entraîna sur les bords de la démotivation l’intégralité de son équipe. Qui fini par s’écrouler complètement en moins de 40 minutes.

 


J’ai voulu décrire ce match parce qu’il est édifiant sur bien des points et qu’il permet d’entrevoir en quoi le jeu sur terrain dur est dépendant de l’aspect physique. Au cours de ce match, on pu se rendre parfaitement compte que si une équipe arrivait à imposer à l’autre son impact physique au travers d’une sorte de guerre intégrale, celle-ci ne pouvait pas perdre la partie.


La défaite de l'équipe de Julien s’explique par la configuration du terrain: dans les cas de 4 contre 4, l’espace libre est gigantesque et vouloir imposer un tel pressing carbonise plus rapidement ceux qui en sont les initiateurs plutôt que les adversaires. Là se situe l’explication de leur déroute finale, mais nous aurions été dans le cas d’un 5 contre 5, je pense que nous aurions explosé. Au final, avec le recul on peut s’estimer extrêmement chanceux, car Julien avait saisi parfaitement les conditions d’une victoire sur un stade en dur. Il s’en est juste fallu d’un joueur de plus par équipe.

 


Depuis, cette partie reste pour moi la matrice de tous les systèmes de jeux que j’essaye de mettre en place au Carmes. Ainsi je souhaite orienter ceux-ci vers une dimension plus physique que technique. La réalité du terrain est d’ailleurs simple : pourrir le jeu adverse est indispensable, il faut leur sauter à la "gueule" en permanence et les empêcher de sortir proprement les ballons. Ceci ne demande pas une grande technique, juste une certaine qualité athlétique et physique, pour mettre les adversaires en sur-régime avant nous. Ca demande aussi une certaine rigueur collective, toujours pour rationaliser au mieux la gestion de l’espace et les déplacements, et donc au final permettre de garder une certaine fraîcheur physique tout au long du match.

 


Comme on le voit, je pense que dans l’avenir l’accent devra être mis sur l’extrême sophistication des schémas défensifs : mise en place de pressing tout terrain, marquage individuel constant, guerre sur toutes les touches… Je n’irai pas jusqu’à dire que la défense doit primer sur l’attaque mais je ne vois pas comment une équipe qui négligerait cet aspect tactique en refusant d’organiser son système défensif, pourrait ne pas subir une déroute colossale.

 


Cet été nous en avons, d'ailleurs, fais l’expérience, en étant pour la première fois battu par une équipe « étrangère », composé quand même d’Edwin et de Yohann, deux habitués des Carmes. Au cours de ce match nous avons complètement négligé nos fondamentaux défensifs, se ruant en attaque n’importe comment, n’assurant pas un repli défensif de qualité ni un premier rideau vraiment efficace.

 


La faute m’en revient en grande partie, j’étais le seul joueur de l’équipe A des Carmes. Or, Florian et Greg sont encore trop « tendre » tactiquement et défensivement. J’aurais du être plus directif et dirigiste, mais j’ai préféré compter sur leur instinct (offensif notamment). Bilan: on prenait des assauts en rafale de la part de Marc, Ed, Raph… avec devant un Greg sevré de ballon, et pris à la gorge (dès qu’il en touchait un) par Yohann. Pendant que moi, je n'arrivais pas à sortir proprement le ballon de mon camp, reculant sans cesse devant la qualité du pressing imposé par Daniel, Edwin... Ainsi, mon jeu se limitait à des grands ballons loin devant qui n'arrivaient jamais à destination. Toute possibilité de percussion m'était impossible et dans ces cas là on ne pouvait pas espérer grand chose du match.

 


Synthèse : Ce sont les potes à Edwin qui ont joué comme on doit jouer, et je pense sincèrement que ce jour là j’ai vu le futur du jeu au Carmes: pressing tout terrain, énorme intensité maintenue pendant tout le match, alternance intelligente entre marquage de zone et marquage individuel, guerre faite sur chaque touche ou remise en jeu, joueurs à la fois rapides et extrêmement endurants, aux services de schémas de jeux basés essentiellement sur les contre-attaques... Ce n’est pas un hasard si j’ai retrouvé un sentiment d’impuissance pendant ce match, chose que je n’avais plus connu depuis 8 ans et un certain premier quart d’heure face à l’équipe de Julien…

 

Publié le 07 Janvier 2007

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commentaires

Arkham09 15/03/2007 22:07

Croyez moi les gars en face étaient tous sans exception de redoutables techniciens, mais comme je l'ai montré au travers de cette analyse, il leur manqué systématiquement quelque chose: l'indépendance d'esprit et la souplesse dans le premier cas, le sens du collectif et de la gestion rationnel de l'espace dans le deuxième cas et le physique dans le troisième cas.

Cette trilogie se veut donc une réflexion sur les évolutions logiques du football de rue à travers des cas "cliniques" d'inadaptation ou d'obsolescence des schémas de jeu, en essayant d'en tirer une "morale", à défaut de perspectives claires et logiques.

Dieu 15/03/2007 21:47

Messieurs bonsoir.
Je voudrais confesser au préalable mon inculture footballistique, ainsi que mon relatif désintérêt pour ce qui fut jadis un sport et qui n'est plus aujourd'hui qu'un business, sauf chez vous qui savez faire vivre la beauté du sport et portez encore haut l'étendard de la vaillance et de l'exultation virile des corps.
Les prières de l'un d'entre vous me mènent aujourd'hui à vous donner mon avis tout puissant - mais footballistiquement peu cultivé - sur le paradigme "foot de playground / foot en club". J'ai pour ma part identifié deux hypothèses lourdes pouvant expliquer la déroute des visiteurs : les deux peuvent être complémentaires.
La première : vos visiteurs jouant en club étaient nuls ; car il est effectivement peu probable qu'il s'agît des joueurs de Chelsea.
La deuxième : vous jouez comme de gros bourrins et vous leur avez fait peur.
Ces deux hypothèses me semblent dignes d'être retenues. N'allez pourtant pas croire qu'elle minimisent votre talent et votre bravoure. Ainsi, du haut de mes palais célestes, je voudrais vous témoigner mon éternelle admiration.
Le Très-Haut
 

Eric 11/02/2007 22:46

Je vous remercie Mr Cassano pour vos compliments et la pertinence de votre questionnement.

La question des égos est réellement intéressante: dans quelle mesure jouont nous pour les autres? Je pense sincérement comme je l'ai déja dit dans un commentaire précédent, que le foot se nourri d'une succession en chaîne de sacrifice d'égo.

Cela signifie, pour le reprendre la dialectique Heideggerienne de l'être et de l'étant: exprimé son être véritable et profond sur un terrain de foot est impossible, la nécessité d'une altérité, présupose un reniement partiel de son essence, un compromis psychique en quelque sorte.

On accepte de renier une partie de son être total pour la bonne marche de l'équipe ainsi, on n'est plus soi-même mais un "étant" : un individu socialisé et socialisable.

Exprimé son égo sur un terrain de foot reviens à nier cette réalité, si on accepte de pratiquer un sport collectif, on accepte de diluer une partie de soi au profit du bon fonctionnement de son équipe.

Ainsi, ce n'est pas la question de l'égo qui est en jeu mais plutôt celle de l'orgueil et de la fierté, qui est à la source des ennuis potentiels dans une équipe: c'est ce qu'on nomme un conflit d'individualités.

Fukuyama affirme que le propre de l'homme est sa capacité à risquer sa vie pour des questions de prestige et d'honneur, là se situe donc bien le problème: certains joueurs jouent, uniquement, pour ramasser les honneurs et tirer une fierté personnelle de leurs exploits afin de prouver aux autres leur valeur.

Mais ici, on est plus dans une question d'égo, au contraire c'est l'altérité qui est la source potentielle des problèmes, n'oubliez pas: "l'enfer c'est les autres" (Sartre).

Pour les meneurs d'homme je vois bien Fabien, JC pourrai en faire un bon mais il est un peu trop réservé, en gros je pense que tous ceux que j'appelle les tauliers (Edwin, Paul,...) pourraient faire de très bon meneur d'homme. Leur tenacité à venir jouer au stade depuis des années montre des caractères bien trempés et conquérants, donc les qualités propres à tout bon capitaine.

Perso je ne pense pas en être un bon, je suis trop irascible et explosif, même si certains me surnomment: "capitaine" et que j'aime bien donner des ordres et diriger mes coéquipiers ;)

Merci de votre intervention au combien intéressante.

Cassano Antonio 11/02/2007 22:18

Edwin pose la question des individualités, des question d'ego, je me questionne sur le fait des problèmes d'ego. Est-ce que cela vous est déjà arrivé au Carmes? Si, oui comment avez vous résolu le problème de ces "fauteurs de trouble" potentiel? Il évoque aussi la notion de bon groupe. Cela me rappelle l'équipe de Porto lors de la Champions League de 2004. Sur le papier, les individualités ne pesaient pas bien lourd par rapport aux armadas des autres clubs. Le collectif était tel qu'il a permis à l'équipe de Porto de remporter le trophée suprême. De fait lorsque l'équipe fut dissoute, les joueurs qui ont tenté leur chance à l'étranger, se sont évaporés dans la nature ( hormis Deco, bien sûr). Que sont devenus Maniche ou Nuno Valente, par exemple. Cela me permet de poser la question de l'entraîneur  pour le collectif d'une équipe. En effet, une des star de l'équipe était aussi José Mourinho. Ces méthodes pour diriger l'équipe, son arrogance supposée, ont selon moi permis d'élever le niveau de l'équipe. Le collectif a transcendé les individualités.
Aux Carmes, il n'y a pas d'entraîneur , existe-t'il des meneurs d'hommes, des "tauliers" qui élèvent le niveau de leurs équipes respectives?
Sinon, ce blog se nourrit de bonnes réflexions qui élèvent le niveau et permettent de faire réfléchir les intervenants.

Zidane Zinedine 11/02/2007 21:13

Au Real, il y avait pas de problème d'ego !

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