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Schéma tactique

Dimanche 8 mars 2009

La phase offensive, créer le surnombre

 

L'attaque est forcément déficitaire lorsque l'adversaire se sert de deux défenseurs pour élaborer son schéma tactique. Selon moi, la phase défensive présentée ci-dessus est susceptible d'évoluer d'un schéma en «carré » vers une formation positionnée en losange. Il s'agit en quelque sorte d'un éclatement du schéma tactique afin d'obtenir un passage de la phase défensive vers l'offensive rapide et efficace. Le 2-2-0 se transformerait en 1-2-1 avec cependant une attention particulière au milieu de terrain :


Gardien de but



Défenseur



                               Milieu déf.


Milieu meneur de jeu                        



Attaquant



Ce schéma peut paraître pour certains utopique mais selon moi, il est possible. Si l'on s'en tient au  schéma défensif, la conversion vers le schéma offensif  est logique. Le défenseur occupé au marquage individuel conserve sa positon. Celui qui se consacre à bloquer les lignes de passes peut essayer de monter d'un cran sur le terrain afin de prêter main forte au milieu meneur de jeu. Ces deux joueurs sont très sollicités physiquement. Mais si leur défense est « intelligente » , ils devraient leur rester la ressource afin de transmettre le ballon à l'attaquant.


Le milieu défensif doit se transformer en pourvoyeur de ballons pour le meneur de jeu. Son implication doit se limiter à ce type d'action car il ne faut pas oublier qu'il est la vigie de la ligne défensive. Le meneur de jeu est la pierre angulaire de l'attaque. Il délivre le ballon à l'attaquant  mais doit s'autoriser des raids vers le but adverse. Il se transforme alors en attaquant bis. Le rôle de l'attaquant de pointe est mixte. En effet, il peut porter le ballon ou recevoir un ballon et le redistribuer grâce à une bonne conservation de balle. Selon moi, ce type de joueur doit être altruiste dans sa conception du jeu.


Ce schéma de jeu a donc pour but avouer de créer un surnombre. Ce soucis du surnombre en attaque dépend toutefois des capacités physiques des différents joueurs mais aussi de leur vista dans le jeu.


 

Pour conclure...


Ces différentes options tactiques mettent en avant la polyvalence technique des différents joueurs. En clair, il faut posséder la palette d'un bon « footeux ». Ceci constitue, selon moi, un point positif. L'important à mes yeux est que tout ce raisonnement tactique rend attrayant la pratique du foot en général. En pouvant échanger leurs postes respectifs, les deux défenseurs ont la possibilité de quitter une certaine monotonie.


En phase offensive, cette option est amoindrie mais possible. Le but de la pratique du Street ne doit-elle pas permettre à chacun de progresser ?  Pour devancer, les critiques, je tiens à rappeler que cette contribution est le fruit de l'opinion d'un non-initié. L'aspect physique est le principal problème de mon schéma.

Tout cela peut être considéré comme utopique,  mais de la discussion jaillit la lumière...


Par Inzaghi - Voir les 3 commentaires
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Vendredi 6 mars 2009

La vision d'un non-initié sur la tactique dans le  Street football

 

 

Fervent lecteur du site et animateur occasionnel du forum, je souhaiterai apporter ma contribution en terme de notions tactiques dans le Street football. Cet article a pour but de constituer une base de réflexions et de débats sur le blog des Carmes.


Au fil de mes lectures, j'ai pu dégager un postulat de départ à mon raisonnement: la pratique du Street version Carmes se déroule sur un terrain de Hand-ball avec 5 joueurs soit 4 joueurs de champ.

Le terrain de hand basique mesure 40 mètres de mètres de long pour 20 de large soit 800 m² à couvrir à 4. Ce mode de jeu nécessite donc une « méthode » élaborée afin de couvrir une telle surface. A la vue des différents comptes-rendus délivrés dans le blog, la tactique 1-2-1-1 se dégage comme étant la plus appropriée.


Par analogie avec le foot traditionnel, la pratique du Street nécessite donc de grandes qualités techniques ainsi qu'une rigueur défensive accrue. Mais selon moi, il est possible de distinguer des points communs avec le basket-ball.

En effet, le replacement des joueurs ainsi que la solidarité collective tant en attaque qu'en défense, repose sur des valeurs communes au  basket-ball. On peut voir en l'attaquant une transposition du rôle du pivot, le milieu de terrain constituant le meneur de jeu. La place des deux défenseurs reste plus floue à définir.


A travers cet article, je vais tenter de dégager un schéma tactique qui, selon moi, permet la pratique du Street de manière compétitive mais aussi ludique. Tout d'abord, je vais m'intéresser à la phase défensive du jeu puis je montrerai une possible tactique à utiliser en attaque. Enfin, en guise de conclusion, je m'attacherai à défendre ma vision du jeu praticable aux Carmes.


 

La phase défensive ou l'importance d'une « cohésion d'équipe ».

 

Il est évident que défendre dans le Street est une affaire d'équipe et non d'individualisme pur. Les qualités d'un  joueur doivent se  mettre au service de l'équipe afin de pallier aux défaillances de ses coéquipiers. L'attaquant, même des plus frustre en défense, se doit de faire l'effort défensif pour freiner l'offensive adverse. Cela m'apparaît comme étant une évidence. Mais comment organiser une équipe afin d'optimiser son efficacité défensive sans pour autant nuire à son rendement offensif  ?


Selon moi, la position des joueurs sur le terrain pourrait s'articuler autour d'un schéma en « carré ». Du 2-1-1 classique, il possible de se rabattre sur une organisation à plat avec un premier rideau de défense constitué de l'attaquant et du milieu/meneur de jeu, et un second rideau basique avec les 2 joueurs préposé à la défense. Soit une répartition comme suit :


Gardien de but



                                               Défenseur

 Défenseur                           





                               Milieu de terrain

                               Attaquant                                           



Se pose alors la question de l'action de chaque joueur ainsi que le coût physique que peut engendrer les replacements au niveau des différents rideaux défensifs.


En ce qui concerne le premier rideau, le cœur du problème se situe dans la perte du ballon. Le replis défensif doit être immédiat mais en bonne intelligence avec les 3 autres joueurs. L'attaquant doit être capable de prendre la position du meneur de jeu et vice-versa.


La question de la défense est assez ambiguë, le distinguo entre marquage individuel et défense de zone pose problème. Dans ma vision, une zone est plus appropriée. J'entends par zone, une portion du terrain à couvrir entre le milieu du terrain et la partie adverse. Ses deux joueurs se doivent d'être complémentaires.


En effet, l'équipe adverse a l'obligation de maintenir un joueur en position défensive. Il reste donc à surveiller 3 joueurs qui  constituent le danger majeur. L'attaquant  dont la position est définie dans le schéma ci-dessus, se doit de jouer le défenseur « essuie-glace » afin de contrarier la relance de la défense adverse. Pour tenir ce rôle, le joueur devra modérer sa dépense physique de sorte à économiser ses forces.


Le milieu de terrain doit-il procéder à un marquage individuel ? En effet, son rôle devrait dans l'idéal  permettre de contrarier les passes des joueurs adverses. Pour cela, il se doit de faire preuve d'intuition et d'anticipation. Il pourrait donc opter pour une défense de zone mais aussi s'autoriser à bloquer de manière individuelle un joueur. Toujours est-il que la dépense énergétique est assez conséquente...


La défense à proprement parler se compose de deux joueurs. Si l'équipe adverse ne propose qu'un seul attaquant comme opposition directe, le marquage individuel s'impose sur ce joueur. Ce marquage pourrait être effectué en alternance par un des deux défenseurs.


Le préposé à l'individuelle doit se contenter de suivre à la trace l'attaquant. Le second défenseur devrait avoir un rôle plus variable en fonction de la tactique adverse. Il pourrait agir en adéquation avec le milieu de terrain avec un but avoué, celui de couper les lignes de passes. Le coût au niveau physique pour le second défenseur est important mais il peut être amoindri par la possibilité d'alterner avec le premier défenseur.


La suite dans deux jours pour l'aspect offensif.


Par Inzaghi - Voir les 7 commentaires
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Lundi 10 mars 2008


III/ Le défi physique : nouvel espace de différenciation :

 

 

On arrive au cœur de ma thèse : et si du fait de l’homogénéisation du jeu et du niveau tactique et technique des joueurs, le seul domaine qui resterai pour faire des écarts, des différences ne serait pas celui du terrain physique et athlétique ?

 

Je pense que la réponse est positive. Aujourd’hui même un Edwin des grands jours ne peut plus faire les différences qu’il faisait il y a 4 ans… le niveau général des joueurs présent au stade à considérablement augmenté, ce qui a permis d’avoir des matchs de plus en plus techniques mais qui rendait a contrario l’exploit personnel de plus en plus complexe à réussir.

 

Dans un premier temps pour réagir à cette évolution (au demeurant très positive pour le foot pratiqué au Carmes) on a mis l’accent sur l’aspect tactique et stratégique. Il s’agissait d’arriver à faire des différences non plus sur un exploit personnel, mais par le respect de paradigme tactique, sorte de ligne directrice qui  permettait de rationaliser nos déplacements et donc d’économiser nos forces, fait capitale sur la durée...

 

Mais là aussi une homogénéisation s’est produite : aujourd’hui toutes les équipes connaissent les valeurs et les vertus d’une défense en ligne à 3 et elles l’appliquent systématiquement avec rigueur et efficacité, il faut donc trouver un nouvel espace de différenciation, une nouvelle dimension capable de permettre à une équipe de prendre l’avantage sur un autre, capable surtout à un joueur de prendre l’avantage sur un autre…

C’est ainsi que le défi physique s’est imposé comme le nouvel espace de différenciation, celui où à l’heure actuelle il y a la plus grande  possibilité de faire des écarts.

 

Cet été on a pu constater que des joueurs comme Florian, Eric, Guillaume…ont usé et abusé des coups d’épaule ou des rentre-dedans, mais je crois que le constat vaut pour tout le monde et notamment l’ensemble des tauliers.

 

Notre jeu s’est durci et sans parler de violence on peut se demander si le nombre très élevé de blessures enregistrés chez pas mal de  joueurs des Carmes, n’est pas le résultat d’un jeu de plus en plus axé sur le physique. Ce n’est pas la seule explication à cette hécatombe, mais c’est un argument tout à fait recevable et justifiable.

 

Evolution ?


Depuis notre migration (forcée) à Bayle, le défi physique semble un peu s’être atténué, mais je pense que c’est ponctuel, conjoncturel, une fois de retour sur notre mythique terrain on assistera de nouveau à des cartouches phénoménales.


Actuellement, le stade de Bayle est trop glissant pour tenter quoi que soit en défense, notamment les coups d’épaule. Les matchs sont (sans être des « tea party ») épurés de tout geste agressif (du moins quand je ne suis pas sur le terrain :-)) ), mais on sent que l’envie en ronge certain et que c’est en serrant les dents qu’il joue sur la réserve.

(NB: j'ai rédigé cet article pendant les vacances de la Noël, aujourd'hui je peux certifier que le défi physique à Bayle et d'une intensité identique à celui  des Carmes)


De toute façon, qu’on le veuille ou non, dans les fondations « dogmatiques » des patterns défensifs comme offensifs du jeu produit au Carmes : la dimension physique occupe une place privilégiée, ça serait renié nos traditions que de ne pas lui accorder et lui remettre la place centrale qu’elle a toujours occupé dans notre jeu. L’exacerbation de cette tendance lourde semble inévitable, à nous de nous débrouiller pour arriver à canaliser le surplus d’agressivité, indispensable au climat apaisé dans lesquels se sont (presque) toujours déroulées les parties de foot au Carmes.

 

Sur ce point je fais confiance à tous les tauliers. Nous sommes de grands garçons et on sait quelles sont les limites à ne pas dépasser, même s’il est vrai que dès fois dans le feu de l’action certains faits ou gestes peuvent être malheureux…


En aparté: ce phénomène  n'est pas étonnant en soi si on suit l'évolution du football professionnel. On se rend compte que le chemin suivi fut identique:  Primauté de la technique, puis de la tactique et maintenant les  entraîneurs ne jurent plus que par le physique, la puissance et l'explosivité.


Par Arkham09 - Voir les 1 commentaires
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Jeudi 28 février 2008


II/Un système défensif de plus en plus perfectionné :

 

 

Autre hypothèse ou plutôt explication : nos schémas défensifs sont de plus en plus élaborés et surtout maitrisés avec de plus en plus de brio et de maestria. Cet été on a assisté à des matchs où seulement 5 buts ont été marqués en 1 heure de jeu !!!!

 

De l’extérieur cette statistique peut ne pas choquer, mais ceux qui connaissent le street football peuvent saisir toute l’intensité défensive que cela suppose.

 

Logique… lorsqu’on évoque mes conceptions paradigmatiques en matière de défense qui peuvent être résumée en une phrase : faire la guerre à nos adversaires et notamment au porteur de balle !!! Pour cela je préconise une très très grosse agressivité sur le joueur qui a le ballon, le tout combiné avec un marquage à la culotte lorsque les joueurs adverses sont tous dans notre camp.

 

Et si mes conceptions stratégiques pouvaient être novatrices à une certaine époque, maintenant je crois qu’elles font l’unanimité parmi tous les tauliers.

 

De plus, cet été une évolution tactique majeure s’est produite : la défense à 3 en ligne s’est imposée comme « le schéma tactique défensif » indépassable et imparable. Il est devenu la référence et le système de jeu classique, celui que toutes les équipes adoptent spontanément si elles n’ont pas trop réfléchi à l’aspect tactique avant le match où lorsqu’elles sont en période d’observation face à des adversaires qu’elles ne connaissent pas.

 

A l’opposé, le boulot des attaquants s’est trouvé de plus en plus difficile. Plus les défenses étaient en place plus ils avaient du mal à s’exprimer, pour eux il n’existait qu’une voie : répondre par le défi physique à un défi tactique

 

Mécanisme d’engrenage classique : les défenseurs avaient le dessus grâce aux schémas défensifs mis en place, les attaquants se devaient donc d’engager le combat sur un nouveau terrain (faute de pouvoir leur disputer leur supériorité tactique) et celui-ci ne pouvait être que physique.

 

Donc, plus de prise de risque en attaque avec d’avantage de vitesse, davantage de percussion et donc davantage de contact physique. Il s’agissait de créer des brèches grâce à l’intensité physique des actions offensives.

Bien entendu, les défenseurs se sont adaptés et ont répondu à ce défi physique, ce qui a encore accentué cet engrenage…


Par Arkham09 - Voir les 4 commentaires
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Vendredi 15 février 2008

L’impact physique : nouvel espace de différenciation ?

 

 

Les spectateurs ayant assisté aux rencontres s’étant déroulé cet été au stade des Carmes ont du être surpris par l’engagement physique au cours des parties.

Beaucoup de rentre-dedans, beaucoup de coups d’épaule dévastateurs et une grosse pression défensive sur le porteur de balle.

 

Ce n’est pas nouveau, notre stade est réputé pour être celui où le jeu pratiqué est le plus physique de tout le département. Ca à toujours était une de nos forces (avec l’aspect tactique et la préparation stratégique des matchs) et c’est la pierre angulaire de notre invincibilité à domicile ; depuis 10 ans ; face à des équipes étrangères.

 

Mais je suis obligé de reconnaître que depuis cet été, l’engagement physique est encore monté d’un cran, pour atteindre un seuil très élevé et totalement inconnu sur les autres terrains de futsal. Le défi physique est devenu un élément essentiel du jeu pratiqué au Carmes ce qui n’était pas encore le cas les années précédentes.

 

Plusieurs raisons à ce phénomène qui était pour le moins (rétrospectivement) prévisible . Ces raisons sont au nombre de 3 et chaque semaine nous en traiterons une.

Aujourd'hui: "l'exacerbation logique d'une dimension déja présente dans notre jeu"

 

I/ L’exacerbation logique d’une dimension déjà présente dans notre jeu :

 

Comme  je l’ai déjà invoqué dans le préambule : notre jeu à toujours comporté une dimension physique très importante.

A vrai dire ce n’est pas le résultat d’une décision collective, ou d’une stratégie mise en place il y a 10 ans, ce n’est que la conséquence des extraordinaires capacités physiques de nos joueurs. En fait, nos paradigmes tactiques se sont adaptés et ont pris en compte une supériorité athlétique nette par rapport à nos adversaires.

Au début, lors de la première dream team, nos défenseurs centraux culminés à près d’1m 95 de moyenne, associé à cela des joueurs excessivement rapide devant (Edwin et Eric), plus un milieu de terrain composé de gars doté de 3 poumons (Fabien en est l’emblème) et vous obteniez une équipe tout simplement injouable sur un petit terrain. On remportait quasiment l’intégralité de nos duels et même si on avait des grosses lacunes techniques, lorsque le rouleau compresseur physique se mettait en marche, personne ne pouvait nous arrêter.

 

Aujourd’hui la donne est un peu différente : il y a très peu de gros gabarit au Carmes. Charles R et Nicolas G, ne peuvent plus venir au stade pour diverses raisons,  et notre supériorité athlétique est mise à mal par la présence de plus en plus massive de joueurs qui viennent des clubs et qui ont donc subi de gros entraînements physiques, qui leur permettent de nous tenir tête en terme de présence athlétique.

 

Néanmoins, on continue toujours à jouer avec un énorme engagement physique, qui surprend systématiquement tous nos adversaires. A l’inverse, lorsqu’on se retrouve entre nous, on sait tous à quoi s’attendre et là on tient une explication de cette exacerbation de l’intensité physique de nos matchs : pour pouvoir continuer à faire des différences et des écarts on est obligé de mettre plus d’engagement, de rage, d’ardeur en attaque comme en défense.

 

Face à des gars comme Guillaume ou Eric (il vous en prie), on sait qu’on risque de prendre cher, donc il faut répondre et ne pas hésiter à y aller avec conviction et détermination… On entre alors dans une logique de surenchère qui  débouche sur des matchs ou les tampons sont très présents et de plus en plus violents : seul moyen de pouvoir continuer sa route ou au contraire d’arrêter son adversaire.


Par Arkham09 - Voir les 0 commentaires
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Jeudi 23 août 2007

Marquage de zone ou individuel ?

 

            Dans le cadre des Carmes les deux options se valent même si on observe bien souvent que le marquage de zone est le plus souvent utilisé.

 

Le marquage de zone:

            Le "marquage" de zone (défense de zone) consiste a défendre une zone indiquée.

            Cette défense n'est pas aussi éprouvante pour un joueur que le marquage individuel car on ne suit pas un joueur mais il "protège" une zone et il est plus facile a mettre en place également. Eric, Fabien et Florian (moi même) preferons ce systême (Eric : une defense a trois en ligne alors que Fabien utilise plutôt la defense dîte du "trident",a développer peut être dans un autre article? ^^ ).            Efficace contre tout type de joueurs car même si elle n'empêche pas un joueur d'avancer elle permet au défenseur de gêner autant que possible l'attaquant.

 

Le marquage individuel:

            Le marquage individuel est tout autre. Il empêche toute progression de balle de joueur à joueur, C'est un pressing très hasardeux à exercer sur les joueurs rapides et du coup il devient vite difficile d'endurer cette défense et d'arriver en même temps à attaquer rapidement. Sur un terrain comme les Carmes un marquage individuel est trés difficile en maintenir car trop épuisant du fait que le terrain soit petit. Il est difficile a mettre en place car il faut aussi tenir compte des capacitées physique des joueurs de son équipe ainsi qu'adverses. Enchainer une attaque après avoir marqué un joueur comme Eric, Fabien,Edwin,etc... qui sont tres "explosifs" relève d'une grande endurance mais certains joueurs, notamment ceux de clubs, utilisent cette défenses (formation de club oblige).

 

Mon opinion:

            J'utiliserais un marquage individuel au début d'un match pour faire "augmenter la pression" sur les joueurs adverses mais je viendrais vite a utiliser la défense de zone moins périlleuse et plus reposante pour les joueurs.

 

"Marquage de zone ou individuel ?" par Florian

Par Florian - Voir les 0 commentaires
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Lundi 9 juillet 2007

Analyse tactique de la rencontre du 30 juin 2007:

 

J’ai décidé d’inaugurer une nouvelle rubrique, celle-ci sera consacrée à l’étude de certaines parties que je pense être intéressantes ou symptomatiques d’une évolution ou d’un aspect marquant du jeu pratiqué au Carmes.

 

Je vais donc revenir sur le match du 30 Juin 2007.

Comme vous l’avez constaté le score est plus que serré or nous avons joué pendant plus de 2 heures, il peut sembler difficile d’expliquer la « panne offensive » qu’ont connu les 2 équipes, pourtant j’ai compris très vite que le match serait serré, très serré.

 

En premier lieu : la condition physique globale des joueurs présents sur le terrain était excellente. Ca fait près d’un mois qu’on recommence à jouer régulièrement et par la même un certain rythme, une certaine capacité à maintenir un gros volume de jeu pendant 2 heures est revenu.

 

Ainsi il était évident qu’aucune des 2 équipes ne baisseraient le pied physiquement, pourtant cette vérité est à contextualiser : si  nous avons pu garder une intensité remarquable pendant tout le match, cela tient avant tout au fait que Samedi on a peut être assité au plus beau match tactique de l’histoire des Carmes !!!!!!! Et qu’à ce titre, la gestion spatiale du terrain a été poussée à son paroxysme, permettant ainsi d’économiser au maximum les forces des équipes en présence.

 

Certaines séquences défensives (notamment de la part de l’équipe à Fabien) ont été somptueuses tout simplement. IL est évident que cela saute moins aux yeux qu’une série de dribbles ou qu’une frappe pleine lucarne, mais l’ingratitude des tâches défensives est largement compensée par leur efficacité.

 

Ainsi, Samedi on a pu voir sur le terrain des Carmes tout ce que pouvait permettre la maîtrise implacable de ce paradigme tactique qu’est la défense à 3 en ligne ou en trident.

Magistralement maîtrisé par les deux équipes elle a permis d’étouffer, d’annihiler toutes velléités offensives.

 

Perso, par moment j’ai eu le sentiment de me retrouver devant un mur, tant leur défense était compacte et hermétique. Permettez moi donc d’en faire l’analyse :

 

Fabien et ses coéquipiers ont parfaitement compris qu’une défense à 3 en ligne ne signifie pas pour autant une défense statique, immobile, au contraire. Ainsi sur nos remontés de balle Benoit A (ou Fabien) venait nous chercher dès qu’on passait le milieu de terrain, il désertait ainsi sa zone de couverture mais permettait de ralentir notre progression pour permettre à Fabien et à Guillaume d’ajuster mutuellement leur position, ensuite il redescendait progressivement de telle sorte qu’au bout d’un moment on se retrouvait dans une sorte de nasse.

 

En effet, en reculant il nous attirait vers l’avant, or au bout d’un moment il stoppait sa course ce qui faisait qu’on se retrouvait avec un gars devant et un gars de chaque côté, complètement coupé de nos partenaires tout en étant dans l’impossibilité de frapper au but a cause de l’encerclement dont nous faisions l’objet.

 

Ce « ballet défensif » était en tout point remarquable : il permettait d’isoler les joueurs, mais aussi et surtout de les frustrer. En effet il n’y a rien de plus énervant que la sensation de se retrouver pris au piège, ici la lucidité  disparaît et laisse place à une obstination pleine d’orgueil mais vouée à l’échec.

 

Je me suis surpris 2 ou 3 fois à m’entêter à vouloir les dribbler, chose stupide que je ne fais quasiment jamais (je pense que les tauliers conviendront que je ne suis pas le plus gros « bouffeur » de ballon du Stade) mais là cette sensation d’impuissance me poussait à tenter des choses folles et au final à aller m’empaler soit sur Benoit soit sur Fabien soit sur Guillaume.

 

Et je pense que je peux généraliser ce phénomène car je l’ai constaté chez d’autres gars de mon équipe comme Paul.

 

Bien entendu, nous avons-nous aussi mis en place un système défensif qui les a pas mal déstabilisé au point que nous avons gagné le match, mais il faut avouer que défensivement ils nous ont donné une leçon.

 

Face à ce mur on a du réaliser des combinaisons offensives de premier plan : en effet l’équilibre et la cohésion de cette organisation collective repose sur la capacité à ralentir le jeu et à isoler le porteur de balle (du moins dans la version assez agressive pratiquée par l’équipe à Fabien), or la faille du système se situe aussi ici : si on arrive à développer un jeu réalisant une synthèse parfaite entre initiative individuelle et coordination des déplacements latéraux et axiaux il est possible de faire des brèches dans leur muraille.

 

Pour simplifier : il faut provoquer balle au pied pour les obliger à rompre leur alignement défensif, tout en sachant qu’on doit pouvoir compter sur les appels de balle de nos coéquipiers (dans le dos des défenseurs) pour faire la différence.

 

Nous y sommes parvenu sur une séquence magistrale : je remonte la balle, la défense est en place, Benoit monte sur moi et Fabien couvre l’aile droite pour prévenir toutes montées offensives de Paul, devant, Guillaume se charge en individuelle stricte de Florian. Flo depuis le début du match souffrait du marquage que lui infligeait Guillaume, explicité par un monumental coup d’épaule sur un débordement de Flo sur l’aile gauche, mais je savais que Florian allait vite comprendre comment neutraliser Guillaume, il s’était fait piégé 2 fois mais il ne se ferait pas piégé une troisième fois.

 

Du moins, j’en avais la certitude, sachant que Flo est certainement le joueur le plus intelligent, en terme de gestion spatiale des appels de balle, de tout le stade : il réalise un syncrétisme parfait entre instinct et réflexion dans ses déplacements.

 

Ainsi, je remonte donc la balle et je le vois partir sur ma gauche avec guillaume dans le dos, là au moment où je crochète Benoit, me permettant d’avoir l’espace dégagé devant pour faire une passe plein axe, il stoppe sa course et repart plein axe. A ce moment Fabien à compris ce que j’allais faire mais il est encore trop loin pour couper la passe en profondeur ; quant à Guillaume il s’est fait planté sur place ; ma passe en profondeur est parfaite et Florian ajuste Eden d’une frappe sous la barre transversale.

 

Cette action est symbolique de la difficulté à déstabiliser une défense à 3 en ligne. Ici, ils avaient adopté un schéma intermédiaire en dessinant défensivement un trident dont la pointe était Benoit, mais avec une défense en ligne le résultat aurait été le même.

 

Ainsi, cette après-midi a été riche d’enseignement tactique dans la perspective de notre affrontement contre l’équipe à Edwin, elle m’a permis de réfléchir aux ajustements nécessaires à effectuer si jamais on adopte ce pattern tactique le 18 Aôut…

Par Arkham09 - Voir les 0 commentaires
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Mardi 12 juin 2007

2 - 1- 1

Soit : 2 défenseurs, 1 milieu de terrain et 1 attaquant

 

 

Avantages :

 

Ce schéma de jeu présente comme principal atout de doter l’équipe d’une meilleur cohésion collective, d’un plus grand équilibre tactique, il permet (offensivement) une plus grande palette de combinaisons.

A ce titre c’est un peu le pattern de base pour débuter dans le street football, celui qui offre le meilleur compromis entre l’attaque et la défense, c’est pour cela qu’on peut le conseiller pour toutes les équipes qui ne veulent pas se prendre la tête en élaborant des plans de jeu trop sophistiqués.

 

Avec ce système l’avant-centre ne se retrouve pas isolé sur le front de l’attaque : il y a le milieu de terrain,  ayant le rôle d’une sorte de piston à coulisse, qui pourra  venir apporter son soutien à l’avant-centre, comme venir solidifier la défense.

 

Ici, le rôle de l’attaquant est différent de celui qu’il tient dans le premier schéma, en effet, de par la collaboration qui s’établit naturellement entre lui et le milieu, ses attributions évoluent : il pourra se retrouver à la fois dans le rôle de pivot venant en relai des percussions axiales ou latérales du milieu de terrain, comme celui d’un renard de surface chargé de reprendre les centres ou les passes axiales du milieu.

 

Ce système a l’avantage d'offrir aux défenseurs une palette d’alternatives bien plus grandes lorsqu’ils récupèrent le ballon et que se présente une opportunité de contre : ils peuvent remonter la balle (c’est risqué), mais aussi comme dans le schéma précédent : trouver l’attaquant par un grand ballon devant, et puis surtout ils peuvent combiner avec le milieu de terrain.

Celui-ci pouvant choisir d’écarter la défense en faisant un appel latéral ou au contraire resserré la défense en choisissant de percuter plein axe, afin de libérer des espaces sur le côté pour les montées latérales de ses défenseurs ou de son attaquant.

 

Donc ce schéma propose une multitude de combinaisons, une gamme de possibilités bien plus importantes que le système précédent ne le permettait.

Là se situe aussi l’un de ses principaux avantages : il  oblige les défenseurs adverses à davantage d’attention car le danger peut venir de partout, il est donc plus difficile de contrer les attaques d’une équipe optant pour ce pattern tout simplement car le nombre d’alternatives est très importantes.

 

Dans ce système, le milieu de terrain est l’élément central et principal, il est celui qui par ses appels et sa capacité de construction du jeu va pouvoir dynamiter les défenses adverses. Il est un peu le ciment de l’équipe, celui qui impulse le rythme du jeu, mais il est aussi, celui, sur qui repose en premier lieu la mission de déstabiliser l’équipe adverse.

 

Les défenseurs quant à eux sont en grande partie déchargés de cette tâche de construction du jeu qui constituait la principale faille du premier système étudié. Ici, ils peuvent se concentrer sur leurs taches défensives et venir créer le surnombre sur des séquences bien précises sans pour autant déstabiliser la cohésion défensive de leur équipe.

 

Ce système aboutit donc à un retour à la spécialisation pour chaque joueurs de l’équipe, il n’y a pas de conflit de compétence, les tâches sont distribuées de manière claire, tout en laissant une ouverture aux initiatives individuelles guidées par le « feeling » du moment.

 

Cette souplesse constituant donc un autre des nombreux atouts de ce schéma de jeu.

 

 

Défauts :

Le défaut le plus visible et le plus problématique réside bien évidemment dans cette « sur-dépendance » au milieu de terrain, qui est l’homme orchestre de l’équipe.

 

C'est celui sur qui l’équipe se repose : il doit orienter le jeu, impulser le rythme de l’équipe, créer les brêches dans la défense adverse, écarter les défenseurs par ses appels et ses percussions sur les ailes en donnant ainsi au jeu une dimension supplémentaire : la latéralité, et bien sur il est le métronome de l’équipe : il doit construire le jeu et être un vrai piston de transmission.

 

Il assure la fluidité du jeu, logiquement tout les ballons vont passer par lui, que se soit les ballons de relance ou les ballons sur action placée.

Ainsi : Bloquer ce joueur revient à bloquer l’équipe entière !!!

 

Car alors la seule solution qui reste aux défenseurs c’est les grands ballons devant en direction de l’attaquant, en sautant le milieu de terrain : bilan on retombe dans les travers du système précédent, avec des inconvénients supplémentaires : il n’y a que deux défenseurs et perdre le ballon rapidement peut placer l’équipe dans une situation délicate.

 

On perçoit ici l’autre défaut de ce schéma de jeu : l’assise défensive est moins solide et rigide que dans le schéma à 3 défenseurs…

Il faut donc que les 2 défenseurs aient du métier pour faire naviguer comme ils le souhaitent les attaquants adverses, sinon ils ne pourront pas faire grand-chose dans les situations (plus nombreuses que dans le cas précédent) de surnombres.

 

Or ce n’est pas toujours le cas, et une équipe adverse sachant bien combiner peut assez facilement écarteler les défenseurs pour mieux venir percuter plein axe. Face à des contre-attaquants rapides et bons dribbleurs n’être que 2 en défense est suicidaire, car il y a au moins toujours une égalité numérique voir un surnombre pour les adversaires.

 

 

Ce système nécessite aussi une aptitude athlétique globalement plus importante par rapport au schéma précédent :

Les défenseurs sont un de moins et à ce titre ils sont obligés de se multiplier dans les tâches défensives:
- à la fois couvrir les montées latérales des attaquants,
- mais aussi être présent physiquement plein axe, le lieu privilégié des attaques adverses,
- Ils doivent être suffisamment haut pour bloquer de manière préventive les contres
- tout en étant  vigilant sur le fait que les adversaires puissent ne pas jouer dans leur dos.



A vous de vous faire une opinion, mes choix stratégiques étant toujours guidés par l'adversaire à affronter je vous conseille d'en faire de même, en essayant de trouver lequel des deux systèmes conviendra le mieux pour déstabiliser les équipes adverses.

Il faut aussi savoir qu'il existe toute une série de variantes à ces deux schémas, dont je ferais un jour la liste exhaustive.

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Mercredi 16 mai 2007

Le premier type de configuration que nous allons étudier est le suivant :

 

1-3-0-1

 

C'est-à-dire : un gardien, trois défenseurs et un attaquant.

 


Avantage
: l’assise défensive dans un tel schéma de jeu est assuré, car avec un tel dispositif tactique on à la certitude d’être en surnombre dans toute situation défensive.

 

En effet, le rôle de l’attaquant sera de ralentir et de pourrir la remontée de balle de l’équipe adverse, s’il y parvient (on ne lui demande de la gêner qu’un court instant) et que le replacement s’est correctement effectué, les joueurs d’en face tomberont systématiquement sur un mur infranchissable.

Beaucoup de tauliers des Carmes peuvent en témoigner : avec une défense en ligne de 3 joueurs sur toute la largeur du terrain, pour peu qu’ils aient du métier et qu’ils permutent bien, alors dans ce cas là même les meilleurs attaquants ne peuvent franchir le rideau défensif. Ils viendront systématiquement s’empaler plein axe et toutes leurs tentatives pour écarter le ballon se verront contrer.


En effet dans le street soccer il y a une règle simple : latéralement le défenseur va toujours plus vite que le ballon, c'est-à-dire  qu’en face de l’attaquant se dressera toujours un défenseur.

 

C’est logique, sur un couloir l’attaquant à toujours l’inconvénient d’avoir son angle de tir particulièrement bouché, il est obligé de contrôler la balle et là il a deux possibilités : repiquer dans l’axe, mais dans ce cas là c’est le statu quo et il sera obligé de nouveau d’écarter sur l’autre aile, et ainsi de suite… soit il s’excentrera davantage, complexifiant davantage encore sa situation qui ne se résumera plus qu’à centrer avec tout les inconvénients que cela suppose s’il perd la balle alors qu’il est complètement au bout du terrain et qu’un contre se développe.

 

Ce type de dispositif permet donc une certaine quiétude psychologique pour les 3 défenseurs, mais il permet aussi de développer de redoutable contre-attaque.

En effet, si les attaquants sont montés et qu’ils perdent la balle, logiquement il y a des boulevards sur les ailes ou sur au moins une aile. Ce schéma à donc ce double avantage : il minimise les risques de prendre des buts, tout en marquant psychiquement les attaquants adverses : ceux-ci sachant pertinemment qu’ils ne peuvent se louper sous peine de prendre un contre dévastateur car ils sont obligés de se découvrir pour amorcer leur attaque.

 


Enfin, un autre avantage de ce schéma de jeu réside dans le fait qu’il ne nécessite pas une grande cohésion collective : se mettre à 3 en défense sur des terrains de la largeur de terrain de handball est une situation plus confortable pour les défenseurs que pour les attaquants devant créer des brêches dans la défense.

Bien entendu l’efficience de ce système se renforce si on se connaît et qu’on a tous une technique défensive individuelle de qualité, mais lorsqu’on joue avec des débutants ou des inconnus, ce système est là aussi une assurance tout risque.

 


Le poids du jeu est donc sur les épaules de l’équipe adverse, cela pèse à la fois physiquement (il est toujours plus éprouvant d’attaquer, de dribbler, de s’excentrer que de défendre en devant se déplacer "a minima") et psychologiquement, car les adversaires savent qu’une perte de balle sur une aile peut être une catastrophe.

 

C’est pour cela que ce schéma représente à mes yeux le paradigme quasi parfait du FUTSAL, pour autant il n’est pas exempt de défauts.

 

 


Défauts :
les équipes peuvent se neutraliser si elles appliquent le même schéma, en effet on peut aboutir à une impasse, les deux équipes se regardant, aucune ne voulant assurer la responsabilité du jeu de crainte de prendre un contre. Spectacle pathétique et pourtant inévitable:

 

- La non construction du jeu (poids trop important dévolu au libéro et à l’attaquant):de par le simple fait de l’absence d’un milieu de terrain qui serait capable d’organiser et de donner un semblant d’équilibre au jeu pratiqué par son équipe, on assiste systématiquement, avec un tel dispositif tactique, à la recherche la plus rapide possible de l’attaquant de pointe.

Donc pas de construction, pas de réflexion, seul compte la vitesse d’éjection de la balle vers son avant-centre. Ici, on voit immédiatement le rôle capital dévolu à deux joueurs : l’attaquant (nous le détaillerons dans la partie suivante) et le libéro ou stoppeur, celui qui a le rôle de défenseur central.

Dans ce système il est obligé d’être le patron de la défense (celui qui va diriger et rythmer les déplacements défensifs de ses latéraux, tout en devant cadenasser le centre de la défense, lieu où se concentre spontanément les attaquants) tout en ayant l’obligation de trouver le plus rapidement possible son avant-centre.

Il doit donc être un excellent défenseur et un excellent passeur (que ça soit dans le jeu long comme dans le jeu court).

De tel profil sont très difficile à trouver, au Carmes je ne vois que Jean-Christophe qui soit capable d’allier les deux. Un tel paradigme tactique ne peut donc tenir et démontrer toute son efficience, uniquement, si le libéro à la technique pour assurer toute ses tâches, sinon on peut tout de suite oublier ce dispositif.

 


- Le rôle ingrat de l’attaquant : il a deux rôles essentiels à assurer : être le premier défenseur de l’équipe (obligation de jouer les « essuie-glaces ») et marquer des buts.

Sur le papier ça semble facile, mais de part la dimension défensive de ce schéma tactique, il n’aura que des miettes pendant tout le match, ce qui est toujours difficile pour un attaquant.

De plus le peu qu’il aura, il devra le concrétiser impérativement. En effet dans un tel dispositif si les contres peuvent partir assez rapidement, structurellement un nombre minime de ceux-ci se traduiront par une occasion devant les buts (logique vu les efforts consentis en défense, un manque de lucidité est certain lors de la remontée de balle).

De plus, l’avant-centre devra se montrer être un excellent technicien. Souvent ce ne seront que des passes à l’arracher qu’il recevra. S’il n’a pas un bon contrôle de balle et une faculté d’enchaînement ultra-dynamique il va se retrouver enclavé en pleine défense adverse et perdra tout le temps la balle. Car dans un tel système tactique, le jeu en déviation n’est pas recommandé de par le fait de l’extrême isolement de l’avant-centre.

 

 

 

 



En conclusion, ce schéma présente l’avantage de la simplicité, il ne nécessite pas un gros effort de cohésion collective (du moins inférieur aux autres systèmes), il n’est pas spectaculaire mais il se révèle bien souvent décisif du moins pour peu qu’on ai des joueurs doté d’un certain niveau technique et tactique.

Mais se système peut aussi s’appliquer lorsqu’on joue pour la première fois avec des gars qu’on ne connaît pas. Au niveau défensif, en effet, organiser une défense à 3 est plus simple et ne nécessite pas une grande qualité défensive individuelle.

De plus, la base dans le street soccer, du moins dans ma vision, c’est d’encaisser un but de moins que l’adverse, si on maîtrise bien ce système tactique une chose est certaine: on encaissera peu de but et notre attaquant, pour peu qu’il soit bien soutenu par un libéro relanceur de qualité et des arrières qui se reconvertissent avec efficacité en ailier de débordement, aura quelques occasions à exploiter. D’autant que les chances pour qu’on se retrouve en supériorité numérique, dans la moitié de terrain adverse, sont très élevées.



Pour la suite de ces réflexions: le 2-1-1, cliquez sur le lien

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Mardi 15 mai 2007

DISPOSITIF TACTIQUE ET STRATEGIQUE


(1ère Partie : Les 5 contre 5)

 


Nous reprenons avec cette article le cours de nos réflexions, volontairement ambitieuses, sur le foot en salle ou sur terrain dur (futsal, street soccer ou foot de rue).

 

Dans cet exposé sera analysé les différents schémas tactiques susceptibles d’être utilisés au cours d’une partie de « STREET SOCCER », il comprendra deux parties :

- la première traitera des dispositifs tactiques dans le cadre des 5 contre 5

 

- la seconde se concentra sur l’analyse des 6 contre 6.

 

 

 


ETUDE DES 5 x 5

 

Cette étude se déroulera en deux parties, dans la première partie nous étudierons, exhaustivement, tout les schémas tactiques et stratégiques susceptibles d’être utilisés en cours de match, puis nous analyserons quelles sont les « axiomes » indispensables à la victoire dans ce type de rencontre.

 

 

 


I/ Paradigmes technico-tactiques :

 


A titre de précision liminaire, il faut indiquer que les 5 contre 5, sont au niveau des règles internationales, la composition « type » du FUTSAL, c'est-à-dire qu’elle constitue la norme de ce sport, même si (et contrairement au foot classique sur herbe) d’autres configurations ont été testées et ont leur défenseurs.

Quoi qu’il en soit les compétitions internationales organisées par l’instance de référence du FUTSAL se déroulent selon le schéma classique de 5 joueurs contre 5 joueurs.

 

Cette réflexion part d’un postulat à connotation apodictique : sur les 5 joueurs, au moins un sera un gardien et probablement ce sera un gardien fixe.

Comme on l’a vu c’est la norme et tactiquement il semble impensable qu’une équipe accepte de jouer avec un gardien volant, sauf dans de rares cas, qui sont toujours caractérisés par une nécessité impérieuse de recoller au score, autorisant ce genre de fantaisie extrêmement risquée.

 

Le premier type de configuration :

 

1-3-0-1

 

C'est-à-dire : un gardien, trois défenseurs et un attaquant.


Le deuxième type de configuration:

                             1-2-1-1

C'est à dire: un gardien, deux défenseurs, un milieu et un attaquant.

                            
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